Keral Logo
Keral
Retour aux ressources
Article

Bleisure, longs séjours, durabilité : trois attentes des voyageurs que votre hôtel peut monétiser dès ce trimestre

Bleisure, longs séjours, durabilité : trois signaux que les OTA ont déjà repérés, et que votre hôtel peut monétiser ce trimestre pour un investissement minime.

Les OTA ont un mérite que leurs commissions font parfois oublier : elles voient les tendances avant tout le monde. Quand Airbnb crée un badge « fast Wi-Fi », quand Booking lance un label durabilité, quand Agoda ouvre une page dédiée aux séjours de plus de 30 jours, ce ne sont pas des caprices produit — ce sont des réponses à des millions de recherches réelles.

Trois de ces signaux méritent l'attention immédiate des directeurs d'hôtel, parce qu'ils se traduisent en revenus avec des investissements modestes. Les voici, avec le mode d'emploi.

1. Le voyage d'affaires ne reviendra pas — le bleisure, si

Commençons par la mauvaise nouvelle, pour s'en débarrasser : les analystes ne voient pas le voyage d'affaires retrouver son niveau d'avant-pandémie avant 2024-2025, et certains doutent qu'il le retrouve jamais. Les entreprises ont goûté aux réunions à distance et aux économies qui vont avec.

La bonne nouvelle se cache dans le même mouvement. Le télétravail a fait naître le bleisure — la fusion du déplacement professionnel et du loisir. Le commercial qui venait deux nuits reste désormais jusqu'au dimanche, conjoint parfois inclus. Le séjour professionnel raccourci d'un côté s'allonge de l'autre.

Pour en capter la valeur, l'équipement compte plus que le discours : une connexion rapide et stable (le nerf de la guerre — Airbnb affiche un badge dédié aux logements dépassant 50 Mbps, c'est dire l'importance du critère), un vrai plan de travail dans la chambre, une machine à café digne de ce nom. Ajoutez une offre tarifaire pensée pour l'extension du séjour — la nuit de week-end à tarif réduit après trois nuits de semaine — et le tour est joué. Aucun de ces investissements ne dépasse le prix d'une nuitée perdue.

2. Le long séjour : moins de clients, plus de revenus

Le segment qui monte le plus vite est aussi le plus contre-intuitif pour un hôtelier formé au taux de rotation. Les séjours de 28 jours et plus sont devenus la durée à plus forte croissance chez Airbnb — en hausse de 14 % sur un an dès fin 2021 — et Agoda a construit une offre entière autour des séjours de plus de 30 jours, à tarifs dégressifs et sans engagement.

L'arithmétique mérite qu'on s'y arrête. Une chambre vendue une fois pour trente nuits, c'est un seul coût d'acquisition au lieu de dix, pas de nuits blanches entre deux réservations, un ménage allégé, une charge de réception réduite. Le tarif nuitée est plus bas, le revenu net souvent supérieur — et surtout prévisible, ce qui n'a pas de prix en basse saison.

Qui sont ces clients ? Nomades numériques, salariés en mission longue, personnel médical itinérant, familles entre deux logements. Des plateformes entières se sont construites pour eux — Anyplace, Coliving.com, Altovita — et constituent la porte d'entrée naturelle du segment. Côté offre, prévoyez une grille tarifaire à la semaine et au mois, et si possible un coin kitchenette : c'est le critère qui fait basculer la décision d'un mois entier.

3. La durabilité : 73 % des voyageurs la regardent, la plupart des hôtels ne l'affichent pas

Les chiffres sont massifs : 61 % des voyageurs mondiaux disent vouloir voyager plus durablement depuis la pandémie, et plus de 73 % se déclarent plus enclins à choisir un hébergement engagé dans des pratiques durables.

Les OTA ont réagi les premières. Booking.com propose aux établissements de déclarer leurs pratiques parmi 32 mesures vérifiées par des experts indépendants ; à la clé, un badge « Travel Sustainable » affiché sur l'annonce. Expedia a suivi avec ses propres catégories.

Voilà le point intéressant pour un directeur d'hôtel : une bonne partie de ces 32 pratiques existe probablement déjà dans votre établissement — ampoules LED, tri des déchets, produits locaux au petit-déjeuner, politique de réutilisation du linge. Ce qui manque, ce n'est pas la pratique, c'est la déclaration. Une heure d'administration sur l'extranet Booking peut suffire à obtenir un badge qui influence 73 % des voyageurs. Le ratio effort/impact est, très honnêtement, imbattable.

Un mot de prudence tout de même : le badge attire, l'expérience confirme. Afficher un label durabilité que rien ne corrobore sur place se paie en avis clients — le greenwashing se lit désormais dans les commentaires.

L'expérience unique : le bonus pour ceux qui ont l'audace

Un dernier signal, pour les établissements qui peuvent se le permettre. Deloitte a identifié que les voyageurs jeunes et aisés — ceux qui mènent la reprise — recherchent des expériences singulières. Airbnb a créé 56 catégories dédiées (cabanes, grottes, châteaux, yourtes...) et a vu les nuits réservées dans ces propriétés atypiques bondir de 80 % au premier trimestre 2022, avant de lancer un fonds de 10 millions de dollars pour financer des transformations de propriétés.

Vous avez un rooftop inexploité, une dépendance, un terrain avec vue ? Une tente safari ou une cabane haut de gamme peut devenir la « suite signature » qui fait parler de l'établissement — et qui se vend à un tarif sans rapport avec son coût de construction.

Par où commencer

Si vous ne deviez retenir qu'un plan d'action : ce trimestre, déclarez vos pratiques durables sur vos extranets OTA (coût : une heure) ; testez une grille tarifaire longue durée sur un canal spécialisé (coût : le paramétrage) ; équipez trois chambres en configuration télétravail et mesurez leur performance (coût : quelques centaines d'euros). Trois paris asymétriques — mise minime, potentiel réel. Les tendances passent ; celles-ci ont des plateformes, des badges et des chiffres derrière elles.


FAQ

Qu'est-ce que le bleisure ?

La combinaison d'un déplacement professionnel et d'un séjour de loisir : le voyageur d'affaires prolonge son séjour pour découvrir la destination, parfois accompagné. Le phénomène s'est installé avec le télétravail et compense en partie le recul du voyage d'affaires classique.

Le long séjour est-il rentable pour un hôtel malgré des tarifs plus bas ?

Souvent, oui : un seul coût d'acquisition au lieu de dix, aucune vacance entre réservations, des coûts d'exploitation réduits et un revenu prévisible. Le calcul se fait en revenu net mensuel par chambre, pas en tarif nuitée.

Comment obtenir le badge durabilité de Booking.com ?

En déclarant, depuis l'extranet, les pratiques durables de l'établissement parmi les 32 mesures reconnues (énergie, déchets, approvisionnement local, linge...). Les déclarations sont encadrées par des experts indépendants et le badge « Travel Sustainable » s'affiche ensuite sur l'annonce.

Quels équipements pour attirer les télétravailleurs ?

Trois essentiels : une connexion rapide et stable (50 Mbps et plus, le seuil du badge Airbnb), un vrai espace de travail dans la chambre, et une offre tarifaire à la semaine ou au mois. Une kitchenette est un fort différenciateur pour les séjours dépassant deux semaines.

K

par Keral

Publié le 11 juil. 2026

Partager l'article

Woman checking her phone

Tenez-vous au courant des dernières nouveautés de Keral

Abonnez-vous à notre newsletter et bénéficiez de conseils e-commerce, de sources d'inspiration et de ressources,directement dans votre boîte de réception.

Désabonnez-vous à tout moment. En saisissant votre e-mail, vous acceptez de recevoir des e-mails de marketing de la part de Keral.

La plateforme des hôteliers qui pensent l’expérience client dès le digital, avant même l’arrivée à l’hôtel.

Contactez notre équipe pour intégrer Keral à votre établissement et optimiser votre gestion hôtelière.

Optimiser mes revenus

Déploiement opérationnel sous 48h.
Garantie de continuité totale & un expert dédié à vos résultats.